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Administration Linux : guide Ubuntu et Kali pour votre homelab

Réinitialiser, Changer Mot de Passe, Nom d'Utilisateur & Hôte Le Guide Complet (Ubuntu & Kali Linux)

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1. Réinitialiser un mot de passe oublié sur Ubuntu

Redémarrer la machine Ubuntu

Ouvrir le menu GRUB

Ouvrir les options avancées

Sélectionner le mode de récupération

Ouvrir le shell root

Modifier le mot de passe

Redémarrer Ubuntu normalement

2. Changer le mot de passe d’un utilisateur sur Kali Linux

Ouvrir le terminal

Utiliser les privilèges administrateur

Modifier le mot de passe

Vérifier la modification

Réinitialiser, Changer Mot de Passe, Nom d'Utilisateur & Hôte Le Guide Complet (Ubuntu & Kali Linux)

3. Changer le nom d’utilisateur sur Kali Linux

Ouvrir un terminal administrateur

Vérifier les processus actifs

Renommer le groupe principal

4. Changer le nom d’hôte sur Kali Linux

Vérifier le nom d’hôte actuel

Modifier le fichier /etc/hostname

Modifier le fichier /etc/hosts

Redémarrer la machine

5. Installer un environnement de bureau sur Ubuntu Server

Mettre Ubuntu Server à jour

Installer Xfce

Installer un gestionnaire d’affichage

6. Restaurer Ubuntu Server après une installation graphique problématique

Redémarrer le serveur

Ouvrir les options avancées de GRUB

Sélectionner le mode recovery

Ouvrir le shell root

7. Supprimer l’environnement graphique problématique

Supprimer Xfce

Supprimer LightDM

8. Vérifier la configuration graphique

9. Réparer les paquets Ubuntu

10. Redémarrer Ubuntu Server

11. Bonnes pratiques pour administrer Ubuntu et Kali

Sauvegarder avant une modification importante

Vérifier les commandes avant de les exécuter

  • le nom de l’utilisateur ;
  • le chemin du fichier ;
  • le nom du paquet ;
  • la commande à exécuter ;
  • les fichiers qui seront modifiés ou supprimés.

Tester les changements progressivement

Garder le système à jour

12. Conclusion

Dans le monde de l’administration système et du homelab, certaines opérations sont indispensables pour gérer efficacement une machine Linux. Il peut notamment être nécessaire de réinitialiser un mot de passe, de modifier un nom d’utilisateur ou encore de changer le nom d’hôte.

Ce guide présente plusieurs méthodes utiles pour administrer Ubuntu et Kali Linux. Vous découvrirez également comment installer un environnement graphique sur Ubuntu Server et comment restaurer le système en cas de problème.

L’objectif est simple : vous aider à administrer vos machines Linux de manière claire, méthodique et sécurisée.

Avertissement éthique : ces procédures sont destinées à l’administration de machines que vous possédez ou que vous êtes autorisé à gérer. Utilisez-les uniquement dans un cadre légal et éducatif.

Un mot de passe oublié peut empêcher l’accès à votre système Ubuntu. Heureusement, le mode de récupération permet généralement de rétablir l’accès à un compte local.

Avant de commencer, assurez-vous d’avoir un accès physique ou console à la machine concernée.

Commencez par redémarrer votre ordinateur ou votre serveur Ubuntu.

Pendant le démarrage, appuyez plusieurs fois sur Échap (Esc) afin d’afficher le menu GRUB.

Sur certaines configurations, la touche Maj gauche (Shift) peut également fonctionner.

Dans le menu GRUB, sélectionnez :

Options avancées pour Ubuntu

Ensuite, appuyez sur Entrée.

Dans la liste proposée, choisissez une entrée contenant :

(recovery mode)

Validez ensuite avec Entrée.

Dans le menu de récupération, sélectionnez :

root – Drop to root shell prompt

Si le système demande une confirmation pour passer en mode maintenance, appuyez sur Entrée.

Vous disposez alors d’un terminal avec les privilèges administrateur.

Utilisez la commande suivante en remplaçant nom_utilisateur par le compte concerné :

passwd nom_utilisateur

Par exemple :

passwd alex

Le système vous demande ensuite le nouveau mot de passe.

Nouveau mot de passe : ********
Retaper le nouveau mot de passe : ********
passwd: mot de passe mis à jour avec succès

Quitter le shell root

Une fois la modification terminée, saisissez :

exit

Appuyez ensuite sur Entrée.

Dans le menu de récupération, sélectionnez :

resume – Resume normal boot

Après le redémarrage, connectez-vous avec le nouveau mot de passe.

Ainsi, vous pouvez retrouver l’accès à votre compte sans réinstaller complètement Ubuntu.

Sur Kali Linux, la modification d’un mot de passe peut être effectuée directement depuis le terminal.

Cette méthode convient notamment à l’administration d’une machine personnelle ou d’un environnement de test.

Commencez par lancer l’application Terminal.

Si votre compte dispose des droits sudo, utilisez :

sudo su

Saisissez ensuite votre mot de passe lorsque le système vous le demande.

Pour modifier le mot de passe du compte actuellement utilisé, exécutez :

passwd

Pour modifier celui d’un autre utilisateur, utilisez plutôt :

passwd nom_utilisateur

Par exemple :

passwd alex

Définir le nouveau mot de passe

Saisissez le nouveau mot de passe, puis confirmez-le.

Le système affiche normalement un message indiquant que le mot de passe a été mis à jour.

Conseil : utilisez un mot de passe long et unique. Évitez les informations faciles à deviner, comme un prénom, une date ou un nom de machine.

Déconnectez-vous ensuite du compte et testez le nouveau mot de passe.

Un redémarrage n’est généralement pas nécessaire uniquement pour appliquer un changement de mot de passe.

Modifier un nom d’utilisateur demande davantage de précautions qu’un simple changement de mot de passe.

En particulier, évitez de renommer un compte pendant que celui-ci possède encore des processus actifs. Dans l’idéal, utilisez un autre compte administrateur ou une session root.

Commencez par ouvrir un terminal et obtenez les privilèges nécessaires :

sudo su

Modifier le nom du compte

La commande usermod permet de modifier le nom de connexion ainsi que le répertoire personnel.

La syntaxe générale est :

usermod -l nouveau_nom -d /home/nouveau_nom -m ancien_nom

Par exemple :

usermod -l ousmane -d /home/ousmane -m amara

Cette commande renomme le compte et déplace également son répertoire personnel.

Si le système indique que l’ancien utilisateur possède encore des processus actifs, identifiez-les avant de poursuivre.

Par exemple :

ps -u amara

Si nécessaire, arrêtez les processus concernés avec une commande adaptée.

Pour un processus précis, vous pouvez utiliser :

kill PID

Remplacez PID par le numéro réel du processus.

Attention : évitez d’utiliser kill -9 systématiquement. Cette option force l’arrêt d’un processus et doit rester une solution de dernier recours.

Si le groupe principal porte également l’ancien nom, vous pouvez le renommer avec :

groupmod -n nouveau_nom ancien_nom

Par exemple :

groupmod -n ousmane amara

Modifier le nom complet affiché

Le nom de connexion et le nom affiché dans certaines interfaces sont deux éléments différents.

Pour modifier le nom complet, utilisez :

chfn -f "Nouveau Nom Complet" nouveau_nom

Par exemple :

chfn -f "HOMELAB" ousmane

Redémarrer la session

Après les modifications, déconnectez-vous de la session concernée.

Ensuite, redémarrez la machine si nécessaire :

sudo reboot

Vous pourrez alors vérifier que le nouveau nom d’utilisateur fonctionne correctement.

Le nom d’hôte identifie votre machine sur un réseau. Il peut être particulièrement utile dans un homelab comprenant plusieurs serveurs.

Par exemple, vous pouvez utiliser un nom comme myhomelab, nas01 ou server01.

Ouvrez un terminal et exécutez :

hostname

Le système affiche alors le nom actuellement utilisé.

Ouvrez le fichier avec les privilèges administrateur :

sudo nano /etc/hostname

Remplacez l’ancien nom par le nouveau.

Par exemple :

myhomelab

Pour enregistrer le fichier avec Nano, utilisez Ctrl+O, puis Entrée.

Ensuite, quittez avec Ctrl+X.

Ouvrez maintenant le fichier :

sudo nano /etc/hosts

Recherchez la ligne contenant l’ancien nom d’hôte.

Elle peut ressembler à :

127.0.1.1 ancien-nom

Remplacez l’ancien nom par le nouveau :

127.0.1.1 myhomelab

Enregistrez ensuite le fichier avec Ctrl+O, appuyez sur Entrée, puis quittez avec Ctrl+X.

Pour appliquer le changement partout, redémarrez le système :

sudo reboot

Vérifier le nouveau nom

Après le redémarrage, ouvrez un terminal et exécutez :

hostname

Le système doit maintenant afficher le nouveau nom d’hôte.

Ainsi, votre machine sera plus facile à identifier dans votre réseau homelab.

Ubuntu Server fonctionne généralement sans interface graphique. Cette configuration réduit la consommation de ressources et simplifie l’administration.

Cependant, une interface graphique peut être utile pour certains projets de homelab ou pour des besoins spécifiques.

Avant toute installation, commencez par mettre à jour les paquets :

sudo apt update && sudo apt upgrade -y

Cette étape permet de disposer des versions disponibles les plus récentes et de limiter les problèmes de dépendances.

Pour un serveur, un environnement léger comme Xfce peut être intéressant.

Vous pouvez installer les paquets nécessaires avec :

sudo apt install xubuntu-desktop

Confirmez ensuite l’installation lorsque le système vous le demande.

À noter : xubuntu-desktop installe un ensemble relativement complet. Si vous recherchez une installation graphique minimale, vérifiez les paquets disponibles pour votre version d’Ubuntu avant de choisir votre environnement.

Un gestionnaire d’affichage permet notamment de gérer l’écran de connexion.

Pour installer LightDM :

sudo apt install lightdm

Si Ubuntu vous demande de choisir un gestionnaire d’affichage par défaut, sélectionnez celui que vous souhaitez utiliser.

Vous pouvez également utiliser GDM3 avec :

sudo apt install gdm3

Redémarrer Ubuntu Server

Une fois l’installation terminée, redémarrez le serveur :

sudo reboot

Après le redémarrage, le gestionnaire d’affichage devrait proposer l’accès à l’environnement graphique.

Une installation graphique peut parfois entraîner des problèmes de démarrage, de session ou de gestionnaire d’affichage.

Dans ce cas, le mode de récupération d’Ubuntu permet de revenir à un environnement administrable en ligne de commande.

Commencez par redémarrer la machine.

Au démarrage, ouvrez le menu GRUB.

Sélectionnez ensuite :

Advanced options for Ubuntu

Validez avec Entrée.

Choisissez une entrée contenant :

recovery mode

Validez ensuite avec Entrée.

Dans le menu de récupération, sélectionnez :

root – Drop to root shell prompt

Confirmez le passage en mode maintenance si nécessaire.

Vous disposez maintenant d’un terminal administrateur.

Avant de supprimer des paquets, vérifiez précisément ce qui a été installé.

Si vous souhaitez retirer Xfce et les paquets associés, vous pouvez utiliser :

sudo apt purge xfce4

Puis nettoyez les dépendances devenues inutiles :

sudo apt autoremove

Cette approche est plus prudente qu’une commande utilisant un motif très large.

Si vous avez installé LightDM et souhaitez le retirer :

sudo apt purge lightdm

Pour GDM3, utilisez :

sudo apt purge gdm3

Nettoyer le cache des paquets

Vous pouvez ensuite nettoyer le cache :

sudo apt clean

La commande autoremove supprime quant à elle certaines dépendances devenues inutiles.

Si vous avez modifié manuellement la configuration de Xorg, vérifiez d’abord les fichiers concernés avant de les supprimer.

Une configuration personnalisée peut se trouver dans :

/etc/X11/

Évitez de supprimer automatiquement un fichier de configuration sans avoir vérifié son contenu et son rôle.

Cette précaution permet de réduire le risque de supprimer une configuration nécessaire à votre matériel.

Après une installation interrompue ou un problème de dépendances, le gestionnaire de paquets peut signaler des erreurs.

Dans ce cas, vous pouvez vérifier l’état des paquets avec :

sudo dpkg --configure -a

Ensuite, essayez :

sudo apt --fix-broken install

Cette commande tente de résoudre les dépendances manquantes ou les installations incomplètes.

Vous pouvez également mettre à jour la liste des paquets :

sudo apt update

Réinstaller le paquet serveur

Si nécessaire, vous pouvez réinstaller le méta-paquet Ubuntu Server :

sudo apt install --reinstall ubuntu-server

Cette opération peut être utile si certains composants du système serveur ont été supprimés ou endommagés.

Une fois les réparations terminées, redémarrez la machine :

sudo reboot

Après le redémarrage, vérifiez que vous pouvez accéder à la console ou à votre service SSH.

Si l’environnement graphique a été supprimé correctement, le serveur devrait revenir à une utilisation principalement en ligne de commande.

Les opérations précédentes sont utiles, mais quelques précautions permettent de réduire les risques.

Avant de modifier des comptes, des fichiers système ou des paquets, réalisez une sauvegarde lorsque cela est possible.

Ainsi, vous pourrez revenir en arrière en cas d’erreur.

Les commandes exécutées avec sudo ou depuis un shell root disposent de privilèges importants.

Par conséquent, vérifiez toujours :

Dans un homelab, il est préférable de tester une modification avant de l’appliquer à plusieurs machines.

Vous pouvez notamment utiliser une machine virtuelle pour valider une procédure.

Enfin, maintenez régulièrement Ubuntu et Kali Linux à jour.

Les mises à jour corrigent des bugs et peuvent également résoudre certaines vulnérabilités de sécurité.

L’administration de Linux devient beaucoup plus simple lorsque les procédures sont réalisées méthodiquement.

Avec Ubuntu et Kali Linux, vous pouvez notamment réinitialiser un mot de passe, modifier un utilisateur, changer le nom d’hôte ou installer un environnement graphique selon vos besoins.

Cependant, les commandes administratives doivent toujours être utilisées avec prudence. Une erreur dans un fichier système ou une commande exécutée avec les privilèges root peut avoir des conséquences importantes.

Pour cette raison, sauvegardez vos données, vérifiez les commandes et testez les modifications dans un environnement de laboratoire lorsque cela est possible.

Votre homelab devient ainsi un excellent moyen d’apprendre l’administration Linux, la sécurité système et la gestion des serveurs dans un cadre contrôlé.

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